L'économie du changement climatique, l'économie du carbone "vert" : telles sont deux nouvelles sphères dans lesquelles la filière forêt-bois est susceptible de jouer un rôle, et nombre de ses acteurs s'activent pour la positionner sur ces créneaux.
Le 30 juin a été lancé le Club carbone forêt-bois (1). Ouvert à l'adhésion des entreprises, des collectivités territoriales, des pouvoirs publics et autres organisations, il se propose de fournir à ses adhérents une meilleure compréhension des mécanismes existants de valorisation du carbone, des retours d'expériences pratiques en France et à l'étranger, le développement de nouveaux outils.
Le 6 juillet, c'est un colloque qui a été organisé (2) sur le thème du "carbone vert au service d'une nouvelle croissance", afin de déterminer les atouts et perspectives quant à l'utilisation du carbone d'origine agro-sylvicole. Les "multiples usages et marchés tendanciellement croissants" y ont été passés en revue : matériaux traditionnels y compris recyclés, "néo-biomatériaux", biomolécules, biocarburants, chaleur et électricité d'origine biomasse, biogaz, engrais et amendements organiques.
Comment ces orientations économiques nouvelles seront-elles bénéfiques non seulement à la filière – "Il est fondamental d'organiser les nombreux appétits de carbone vert qui se manifestent !", a souligné l'intervenant Claude Roy – mais aussi à la sphère qui nous supporte, sans doute est-ce la question majeure.
LBI
(1) A l'initiative commune de CDC climat recherche, l'ONF et sa filiale ONF international, FCBA, la Société forestière de CDC, la Forêt privée française, l'Association des sociétés et groupements fonciers et forestiers, le syndicat des sylviculteurs du sud-ouest.
(2) Par la Fédération nationale du bois, la Confédération française de l'industrie des papiers cartons et celluloses, l'Union des industries des panneaux de process, l'Union des industries du bois.