A cette occasion a été dressé un "état des lieux de [leur] contribution à la mise en œuvre de politiques forestières et montagnardes". La FNSafer, dont les actions se déroulent dans ces milieux, constate que "la tempête, pour la forêt, le développement touristique, pour la montagne, ont eu ces dernières années des conséquences fortes sur les territoires". Le congrès a permis de présenter de nombreuses opérations ayant pour objectifs la préservation des équilibres environnementaux et le développement durable.
Face au morcellement de la forêt française, qui complique les interventions pour restaurer les espaces endommagés par la tempête, les Safer mettent en place des conventions avec régions, départements, ou avec la Société forestière de la caisse des dépôts (la SFCDC a conventionné avec sept Safer des régions touchées par la tempête de 1999). Les Safer sont également partenaires des collectivités et organismes forestiers (ONF, CRPF…). Ces collaborations permettent de restructurer les parcelles en îlots, facilitant ainsi l'entretien et l'exploitation. L'ouverture des instances consultatives et décisionnelles des Safer aux représentants de la forêt a également été évoquée. Sabine Brun-Rageul, conseillère technique Aménagement durable & Forêt, représentant le ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche, a insisté sur le rôle déterminant de ces collaborations pour la mise en valeur de la filière et la mobilisation de la ressource.
En montagne, les conflits d'usage du foncier s'ajoutent au morcellement. La Safer a souligné qu'elle y jouait un rôle "d'ingénierie forestière au service de l'intérêt général".
Dans son discours de clôture, André Thévenot, président de la FNSafer, a évoqué le problème des financements. "Après avoir couvert jusqu'à 70% des charges de structures des Safer", a-t-il rappelé, la subvention du ministère n'en couvre plus que 7%".