En particulier, les exportations de bois tropicaux plus ou moins transformés constituent une composante importante de ce modèle économique. A présent se développent plusieurs tendances en Malaisie, dont l'aménagement forestier durable, l'écocertification des forêts, la négociation du processus Flegt, l'écotourisme, la valorisation de la biodiversité (bioprospection, etc.), les négociations dans le cadre du changement climatique. Ces tendances se posent en contradiction des modèles industriels purement extractivistes qui pèsent encore lourdement dans la politique nationale.
Dans ce contexte, et au vu des chocs récents de l'économie internationale, la Malaisie a lancé un certain nombre de projets de recherche visant à mettre au point des modes de développement alternatifs, à la fois résilients aux chocs économiques internationaux, et compatibles avec la production de bien publics mondiaux.
Parmi ceux-ci, le projet "Domestic trade of forest products" vise à comprendre le système de production et de consommation domestique, largement ignoré jusqu'à présent. Il s'agit d'étudier les chaînes de valeurs et les effets de spillover des groupements de PME locales, de quantifier la création de valeur et d'emplois formels et informels, directs et indirects. Il s'agit aussi de comprendre la répartition des richesses et les facteurs de formation d'inégalités sociales de ce système de production, afin de proposer des leviers d'action aux décideurs, ainsi que d'identifier des voies de développement économique compatibles avec la production de biens publics mondiaux par les forêts tropicales.
Le Malaysian timber industry board (MTIB), le Malaysian timber council (MTC), et le Forest research institute of Malaysia (Frim) sont en charge de ce projet et en ont confié la coordination scientifique à l'UR Bois tropicaux du Cirad. Le projet de recherche a commencé le 1er septembre 2009 et se terminera en décembre 2010.