La société veut par cette augmentation de capital "se positionner très rapidement comme un acteur incontournable de la filière biomasse-énergie et devenir d'ici trois ans le leader français".
Basée en Bourgogne et créée en février 2009 par Claude Bidault, un des anciens dirigeants de
Veolia et actuel président du directoire de la société, Bioval environnement, qui emploie 16 personnes, s'est positionnée comme un acteur au croisement des détenteurs de gisements biomasse et des utilisateurs de biocombustibles. Elle a tissé un réseau d'acteurs/détenteurs de biomasse (exploitants forestiers, scieurs…) grâce auquel l'entreprise s'est assurée de disposer d'un gisement qu'elle peut transformer sur des plateformes de préparation en biocombustible calibrées, selon les besoins des utilisateurs que sont les gestionnaires de chaufferies collectives et industrielles. Les premières livraisons ont été effectuées fin 2009. Si Bioval environnement vise les projets d'envergure (elle a répondu à la troisième tranche de l'appel d'offres de la Commission de régulation de l'énergie en déposant trois dossiers de centrales de cogénération fonctionnant à la biomasse), la société travaille d'ores et déjà sur des projets de plus petite centrales (> 5 MWe) dans le cadre du nouveau tarif d'obligation d'achat d'électricité produite à partir de biomasse fixé par arrêté ministériel publié le 29 décembre dernier. Elle compte sur un chiffre d'affaires d'environ 10 millions d'euros dans un peu plus d'un an. Pour Claude Bidault, "Amundi private equity fund affirme son soutien et sa confiance dans le développement de Bioval environnement. Cette opération a débouché également sur la constitution d'un pool bancaire autour de la Société générale et des Banques populaires renforçant davantage notre capacité de développement. Nous sommes désormais bien armés pour conquérir ce marché de la biomasse énergie et devenir le leader français d'ici trois ans de la production de biocombustible de haute qualité".