Sommaire
Edito, par Serge Defaye
• La biomasse et le cycle du carbone
• La combustion du bois et ses particularités
• Technologies, pratiques professionnelles et réglementation
Edito
Minimiser les émissions gazeuses et particulaires en développant le chauffage collectif au bois
La biomasse finit toujours par s’oxyder…
La biomasse est au cœur du cycle du carbone : les végétaux absorbent du gaz carbonique au cours de leur croissance, leur destruction / décomposition en rejette.
Le dégagement de gaz carbonique s’opère, en présence d’oxygène, selon deux grandes voies :
- thermochimique (combustion par exemple) ;
- biologique, sous l’effet de bactéries aérobies (d’autres fermentations anaérobies, méthanogènes, dégagent également en partie du CO2).
Ces processus sont irréversibles (la biomasse lignocellulosique n’est pas un matériau inerte !), qu’ils soient naturels (décomposition de la nécro-masse en forêt et des végétaux des écosystèmes agro-pastoraux, en fin de vie) ou bien issus d’activités forestières, agricoles, industrielles ou domestiques (chauffage des locaux…). Le cycle du carbone peut se boucler en quelques semaines (plantes à durée de vie courte) ou se dérouler sur quelques centaines d’années (bois utilisé dans la construction), avec toutes les durées intermédiaires. Mais le carbone organique, en tout état de cause, finira nécessairement par s’oxyder, dans de bonnes ou mauvaises conditions, et achèvera son cycle sous forme gazeuse (et minérale solide pour une petite fraction).
Ces processus de destruction / décomposition du carbone organique s’accompagnent d’un re-largage de vapeur d’eau mais aussi d’un cortège d’autres gaz (monoxyde de carbone, composés organiques volatils, oxydes d’azote…) et de particules (aérosols carbonés) plus ou moins indésirables. Les émissions gazeuses et particulaires dépendent des conditions dans lesquelles ces conversions thermiques ou biologiques vont s’effectuer. [...]
Serge DEFAYE
Président du CIBE