Développer le bois dans la construction suppose de pallier le doute possible du commanditaire quant à la stabilité dans le temps de la maison, l'entretien des façades, etc. Si le traitement a pu longtemps faire figure de panacée, il lui est demandé plus aujourd'hui, à une époque où les préoccupations environnementales entrent toujours plus en jeu dans les choix architecturaux. Traiter oui, mais de façon fine et adéquate, après avoir cherché à exploiter au mieux toutes les spécificités des essences, à recourir aux systèmes constructifs les plus performants en matière de durabilité, telle semble être la nouvelle voie en la matière.
De fait le choix du traitement pourrait devenir une étape de la conception au même titre que le choix des essences, le dimensionnement, etc. – le bois présentant cet indéniable avantage d'être à la fois un et multiple et d'une grande souplesse d'utilisation. Des programmes de recherches – associant pour certains des fabricants de produits et techniques de préservation – ont ainsi pour objectif de caractériser au mieux la durabilité des bois de différentes essences, traités ou non, dans le contexte des différentes classes d'emploi, ou encore d'inventer les outils qui permettront de la mesurer. Demain, ils devraient conduire, par exemple, à subordonner le traitement (type, nature et quantité de produit) à la durée de service envisagée. Plus que jamais, en tout cas, il va falloir que se rejoignent dans une même connaissance fine du matériau, naturel et traité, les acteurs de la filière bois, les spécialistes des procédés de préservation et les maîtres d'œuvre.
Au sommaire du dossier
Recherche-développement / Ouvrages bois et durabilité, les termes d'un nouveau défi
Construction / Du bois, des termites, des idées
Bois durables de Bourgogne / Chêne, frêne, hêtre et peuplier bientôt traités en Bourgogne