Sommaire
Edito, par Serge Defaye
• Production et marché des granulés de bois et plaquettes
Fiches
. Entreprise Ponta (Jura)
. Cogra SA (Lozère)
. Scierie Archimbaud (Deux-Sèvres)
. Distri.Tech (Puy-de-Dôme)
Edito
Granulés de bois et plaquettes forestières :
niche de marché aujourd’hui, marché de masse demain ?
Le baril de pétrole et le crédit d’impôt dopent le chauffage au bois : 530 000 appareils ont été vendus en 2006, soit une progression de près de 30 % en un an. On retrouve un chiffre proche de ceux du début des années 80. Les bûches dominent de façon écrasante, y compris pour l’alimentation des poêles, désormais autant prisés que les foyers fermés.
Les ventes d’appareils à granulés ont doublé en un an (15 000 unités en 2006 dont 30 % de chaudières), mais ce créneau demeure très modeste, anecdotique pourrait-on dire si on le rapproche du marché des appareils au bois dans sa globalité. Cette remarque est encore plus vraie pour les chaudières automatiques à plaquettes forestières (1 200 installations en 2006), utilisées surtout par une clientèle d’agriculteurs ou apparentés. Comme le montrent les articles consacrés à ces nouveaux produits, l’automaticité séduit énormément… mais à ce jour n’a pas relégué le chargement manuel au rang des souvenirs ! Cette situation évolue lentement, pour plusieurs raisons :
- l’offre commerciale de granulés est (ou était) insuffisante et ne couvre pas la totalité du territoire hexagonal, avec des prix qui ont fortement fluctués d’une année sur l’autre (et d’un fournisseur à l’autre), ce qui a contribué à l’attentisme de la clientèle intéressée ;
- l’aménagement des stockages et la livraison des plaquettes (en l’absence de camions souffleurs) sont très contraignants et le coût élevé des équipements ne se justifie que pour de grandes maisons et à la double condition d’une parfaite garantie d’approvisionnement et d’une bonne maîtrise du prix du combustible.
Dans le contexte actuel de forte croissance du chauffage domestique au bois, ces solutions modernes et innovantes trouvent évidemment leur place, mais pas forcément aussi vite que leurs promoteurs le souhaiteraient. Le bois-énergie est une longue affaire de patience…
Serge DEFAYE
DEBAT, conseiller technique de Biomasse Normandie